mercredi 22 août 2007

Je suis encore vivant


Bon ça fait un moment que je n'ai rien mis sur le blog. Peut être que je n'en avais pas trop envie, que mon regard s'était habitué à la réalité qui m'entoure depuis bientôt deux mois. Mais pour faire plaisir à Tutur qui s'ennuie en stage je m'y remets.

Je commence par combler un peu le retard sur certains trucs que je n'avais pas raconté. Là par exemple, j'étais en week end au lac rose, c'était il y a 3 semaines. Le cadre était magnifique : une maison d'hôte, des cases, du sable fin, un hamac et la mer à 10 minutes à pieds.
C'était bien cool =D.

mercredi 15 août 2007

Les cafards

Ils sont nos colocataires.
L'autre jour, j'étais devant mon PC, j'ai tourné la tête et j'en ai vu un sur mon épaule. J'ai pas kiffé.
Sinon est-ce que vous avez déjà tenté de noyer un cafard dans des chiottes à la turc ? Moi oui, j'ai échoué. C'est résistant ces merdes...

Youssou Ndour


Hier soir je suis allé à un concert de Youssou Ndour à Saint-Louis !

C'était vraiment super, il est très fort, et l'ambiance était géniale. Dans le jardin intérieur d'un hôtel. On arrive à 00h40, le concert commence à 1h45. On était sur des chaises de jardin, bien posés. Les gens étaient tous sur leur 31. Quand il est arrivé sur scène, d'un coup la moitié des gens se sont levés et se sont mis à danser. C'était assez magique de voir les sénégalais danser. Sans aucun complexe, tout le monde danse, et bien !

Il faut préciser, ce que je ne savais pas avant de venir, que Youssou Ndour est la mega star ici. C'est un peu un mélange de Johnny Halliday et de Zizou. Tout le monde l'aime, et il suffit qu'une de ses chansons passe pour faire danser les gens. Voilà, en gros on ne peut pas passer une semaine au sénégal et ignorer qui est Youssou Ndour.

vendredi 10 août 2007

Différences vocabulistiques

Ici vous le savez on parle français, mais il existe quelques différences dans le vocabulaire. Je vous confie quelques différences que j'ai pu noté du français sénégalais :

les bagages : les affaires comme dans "fais attention à tes bagages", même si pour tout "bagage" je n'ai qu'un appareil photo.

le soir : l'après-midi, pour les match de nawetane, les matchs du "soir" commencent à 15h ensuite vient...

la nuit : le soir, c'est en fait à partir du moment où il fait nuit.

ça va un peu : pour signifier quand on demande "comment ça va" que c'est pas le top.

il fait quelle heure ? : il est quelle heure ?

c'est comment ? : comment tu t'appelles ? On a aussi le très scolaire "comment t'appelles-tu" des enfants.

Voilà, il y en a sûrement beaucoup d'autres que je n'ai pas relevé.

mardi 31 juillet 2007

Le mouridisme


Bon alors ça c'est un gros sujet. Voyez ces dessins, on trouve ces deux portraits dans toute la ville. Ce sont des dessins réalisés à partir de photographie. Il s'agit de Cheikh Ahmadou Bamba aussi appelé Serigne Touba (en blanc) qui est le fondateur du mouridisme, l'Islam local et Ibrahima Fall (en noir) 40ème disciple de ce dernier et créateur du Bayefallisme

Ce sont les deux personnages principaux de la religion ici. C'est vraiment particulier et je crois spécifique au Sénégal. Il y a dans les pratiques locals beaucoup de chants et de danse, et une importance particulière des marabouts.

Serigne Touba fait l'objet d'un culte. J'entend souvent Pape dire "dieureudiefe Serigne Touba" en fin de journée quand il est fatigué. Et souvent on m'a dit que le partage était une des vertues du mouvement baye fall. On partage tout, même les cigarettes. Ceux qu'on appelle les baye falls sont en général des jeunes gens vêtus d'assemblage de vêtements qui marchent pieds nus, portent des locks sous un bonnet et font l'aumône. Ils ne font ni la prière, ni le ramadan.

Voilà, il y a énormément de choses à dire là dessus, et c'est assez difficile de comprendre à quel point la religion imprégne la vie ici. Je n'ai jamais vu un sénégalais se dire athé. Mais c'est très loin de ce que l'on peut imaginer des pays islamique. J'essaierais de raconter au fur et à mesure ce que je vois qui se rattache au mouridisme dans ma vie ici.

Petite ballade pour rentrer chez oim


D'abord je me gare tranquille, sur le trottoir... Sérieusement, ces cadavres de camions et de machines agricoles sont posés juste à côté de chez moi. Ils sont là depuis je ne sais combien de temps. Ca me fait penser à quelque chose qu'avait dit Kapuscinski dans son livre Ebene. C'est le fait qu'en Afrique, on n'a pas même rapport aux objets de l'environnement. Là où en France le truc aurait été foutu à la casse depuis longtemps, il peut rester des années ici. Tout le monde s'en fout, ça ne change rien. C'est un peu la même chose avec les déchets. Il y a apparement un service qui s'en occupe mais il y a plein de déchet partout. On s'en tape...

Ensuite voilà ma rue ! Au bout le fleuve. C'est Corniche. La maison est au niveau des gens qu'on distingue, mais de l'autre côté.

Et voilà la porte, vous êtes arrivés !

lundi 30 juillet 2007

Les chants religieux...


Après que la pluie eut cessée, je suis allé à Léona. On organisait des "chants religieux" pour la réussite au bac de Tidiane. Et ce fut assez extraordinaire. Ca commence (en retard ;)) par des chants d'un groupe d'homme. Puis d'un groupe de femme. Ensuite, les hommes viennent et se mettent à tourner autour d'un groupe d'homme en chantant. Ensuite viennent les jembe, et là tout le monde se met à danser. Les hommes aux millieu, les femmes près des sièges où elles étaient assis. Certains sont en transe, et l'énergie deployée est fantastique. C'est difficile d'embrasser ça à travers des mots, mais c'est selon moi une manifestation religieuse extrémement puissante, une expérience du mystique à travers les autres, le chant et la danse. Je crois que c'est assez caractéristique du mouridisme (dont je parlerai à l'occasion) et donc du Sénégal. C'était formidable à voir. Tout le monde est rentré chez soi à 5h du mat', après un dernier couscous offert par la famille.